2026 : Ce qu’attendent les salariés français

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Le monde du travail évolue vite. Aujourd’hui, les salariés ne cherchent plus seulement un emploi : ils veulent un cadre qui a du sens, qui respecte leurs valeurs, leur équilibre de vie et leurs ambitions.

Selon l’enquête menée par Great Place to Work, qui met en lumière les attentes des collaborateurs pour 2026, 86 % d’entre eux estiment que leur entreprise a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure. Le travail, ce n’est plus juste produire, c’est aussi agir pour quelque chose de plus grand.

Les attentes des collaborateurs face au management et aux mutations du travail

Aujourd’hui, les salariés ne veulent plus seulement quelqu’un qui décide à leur place. Ils veulent quelqu’un qui les écoute et avance avec eux.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 55 % jugent qu’un bon dirigeant doit être accessible et à l’écoute, 46 % qu’il doit veiller à la qualité de vie au travail, et 40 % qu’il doit bien communiquer. En clair, proximité et dialogue sont clés.

Le temps du management vertical est révolu : les collaborateurs – et en particulier la génération Z –  privilégient un mode de management plus horizontal. Dans ce contexte, la mise en place d’un feedback continu devient une nécessité plutôt qu’une option.

Mais il y a une autre envie qui se fait sentir : 53 % des salariés veulent gagner en responsabilité, selon une enquête de Great Place to Work.

Pourquoi ? Parce que prendre plus de place, c’est évoluer, apprendre, avancer… et oui, souvent mieux gagner sa vie.

IA et développement des compétences : l’IA bouscule tout

L’IA s’installe durablement dans le monde du travail : il faut désormais composer avec elle… et réapprendre pour se démarquer. Aujourd’hui, 55 % des salariés français sentent qu’ils doivent monter en compétences, et 56 % ont déjà acquis de nouvelles aptitudes.

Se former devient un réflexe, que ce soit via des formations, le feedback des managers ou les entretiens individuels. L’expérience terrain reste essentielle, mais l’apprentissage est clairement continu et hybride.

Pour autant, des inquiétudes persistent : 32 % craignent que l’IA remplace tout ou partie de leur travail, quand 28 % signalent des réels difficultés de recrutement..

Ces chiffres montrent un monde du travail en mutation, où gagner en aptitudes n’est pas juste un atout, c’est une nécessité pour sécuriser sa carrière.

Dans ce contexte, les RH doivent repenser le plan de développement des compétences et accompagner les salariés dans leur apprentissage.

Les attentes des travailleurs en matière de bien-être et de conditions de travail

Derrière le stress et les difficultés du quotidien, difficile d’ignorer une réalité : le mal-être persiste au travail.

En 2026, 26 % des salariés estiment que leur travail nuit fortement à leur santé mentale, soit un sur quatre. Ce chiffre traduit non seulement un risque élevé de burn-out, contraignant certaines personnes à mettre leur vie professionnelle sur pause, à se mettre en arrêt maladie, voire à changer d’emploi.

Pour répondre à ces enjeux, les entreprises commencent à se concentrer sur l’amélioration de la QVT. 44 % des salariés perçoivent des efforts concrets de leur organisation pour améliorer leur bien-être.

Mais cette impression n’est pas partagée de manière égale : 10 % des femmes ne voient pas les choses comme les hommes. Ce qui pose des questions sur les biais de genre, le sexisme et montre que certains sujets restent encore peu abordés.

Quand on demande aux salariés de lister leurs 3 leviers de motivation au travail, trois éléments priment : l’autonomie, la qualité des relations avec les collègues et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle.

Autrement dit, le bien-être au travail repose autant sur la liberté et la responsabilité individuelle que sur un climat collaboratif et humain. Les entreprises qui réussissent à combiner ces aspects créent un vrai avantage : elles retiennent mieux leurs talents et améliorent leur performance globale.

Intergénérationnel : l’expérience au service de tous

Les séniors ont un rôle clé dans nos équipes. 70 % des salariés français estiment que leur principal atout, c’est leur expérience. 59 % sont satisfaits de l’accompagnement qu’ils reçoivent de ces collaborateurs. Le dialogue entre jeunes et séniors se développe aussi : 54 % affirment que leur entreprise favorise cette communication.

Pourquoi ça compte ? Parce que transmettre son savoir, ce n’est pas juste utile pour les jeunes talents. Ça renforce les équipes, réduit les tensions et améliore le bien-être de tous.

Dans un contexte où la santé mentale et la qualité de vie au travail sont des priorités, miser sur l’intergénérationnel est gagnant-gagnant : les séniors se sentent valorisés, et les jeunes boostent leur développement et leur motivation.

Les attentes des travailleurs en matière de RSE

Aujourd’hui, 86 % des salariés français sont d’accord sur une chose : leur entreprise a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure. Beaucoup perçoivent même une réelle démarche RSE dans leur organisation.

Les initiatives qui font vraiment mouche ? À 47 %, l’incitation à adopter des comportements écologiques, à 43 % le partage de bonnes pratiques, et à 41 % la participation à un événement solidaire. Chacun peut y trouver ce qui le motive, ce qui lui plaît, ce qui fait sens pour lui.

Mais l’impact ne s’arrête pas là : il se joue aussi au cœur des équipes. L’égalité au travail reste un sujet clé pour que chacun se sente reconnu et traité équitablement. Les entreprises qui réussissent à combiner engagement sociétal et juste traitement interne créent un cercle vertueux : elles contribuent au monde et, en même temps, renforcent la motivation, la cohésion et le bien-être de leurs équipes.

L’égalité au travail : des progrès… mais pas encore parfaits

72 % des salariés français estiment que hommes et femmes sont égaux dans leur entreprise. À première vue, c’est encourageant. Mais en regardant de plus près, un décalage apparaît : 78 % des hommes pensent que c’est le cas, contre seulement 65 % des femmes. Cela montre que l’expérience du quotidien diffère selon le genre.

Concernant les postes à responsabilités, les résultats sont légèrement meilleurs : 82 % des salariés estiment que les femmes ont autant de chances que les hommes d’accéder à ces postes. Là encore, les hommes sont plus confiants (87 %) que les femmes elles-mêmes (77 %). Ce décalage suggère que même lorsqu’une égalité formelle semble exister, la confiance en l’accès aux postes de responsabilité reste plus forte chez les hommes que chez les femmes, ce qui peut influencer la progression de carrière.

Alors quelles sont les barrières qui subsistent ? Pour 39 % des femmes, la maternité et la vie familiale constituent le principal frein à leur évolution dans l’entreprise. Cela indique que, malgré les efforts pour promouvoir l’égalité, la conciliation entre carrière et responsabilités familiales reste un enjeu concret et significatif.

En bref

  • Le management de proximité n’est plus une option.
  • L’IA impose un investissement massif en formation.
  • La QVT est un levier de performance et pas un simple avantage “bonus”.
  • L’égalité nécessite des mesures concrètes, et pas seulement des perceptions positives.

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